Mont Blanc

Le Mont Blanc (Monte Bianco en italien), dans le massif du Mont-Blanc, entre le département de la Haute-Savoie (France) et la vallée d'Aoste (Italie), est le point culminant de la chaîne des Alpes.

Avec une altitude de 4 810,90 mètres, il est le plus haut sommet d'Europe occidentale.

 
Situation

A une centaine de kilomètres à peine , au départ de Thonon-les-Bains, le mont Blanc s'élève au cœur du massif du Mont-Blanc et constitue le point culminant de la chaîne des Alpes.

 

C'est également le plus haut sommet d'Europe occidentale, ce qui lui vaut le surnom de Toit de l'Europe.

Il se situe à cheval entre la France et l'Italie, au sud de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie, 200 kilomètres à l'est de Lyon) et au nord-ouest de Courmayeur (vallée d'Aoste, 150 kilomètres au nord-ouest de Turin).

 

Il domine les fameuses aiguille du Midi au nord et Grandes Jorasses au nord-est, et alimente directement le glacier des Bossons vers la vallée de l'Arve. Depuis le sommet du mont Blanc, il est possible de voir ou d'apercevoir quatre massifs montagneux : le Jura, les Vosges, la Forêt-Noire et le Massif central.

 
A propos du Mont Blanc...

Le mont Blanc est le plus haut sommet d'Europe occidentale.

Son altitude, longtemps estimée à 4 807 m. a récemment été réévaluée à plus 4 810 m. (l'altitude donnée  est toujours celle de l'épaisse couche neigeuse coiffant la cime).

Du sommet jusqu'à mi-hauteur, il est recouvert de « neiges éternelles » (de 15 à 23 mètres d'épaisseur). Le sommet rocheux, lui, culmine à 4 792 mètres et il est décalé de 40 mètres à l'ouest par rapport au sommet, d'après les instruments radar et des carottages.

 

Au sommet, la vitesse du vent peut atteindre 150 km/h et la température -40 °C.

Les conditions météorologiques peuvent changer très rapidement (neige, brouillard).

Le vent renforce l'effet de froid (effet de Windchill) : la température apparente chute de 10 °C tous les 15 km/h de vent. le vent peut contribuer à lui seul à l'échec d'une ascension, même par des professionnels...

 

Le mont Blanc est représentatif de la géologie du massif : il est constitué de granite aux parois abruptes à l'est et au nord tandis que le pluton est recouvert de gneiss à l'ouest et au sud. Il se situe donc à la jonction entre ces deux masses rocheuses cristallines, le sommet lui-même, entièrement sous la neige, étant très certainement constitué de gneiss.

 

  • Faune et flore

Dans les Alpes, les névés persistent au-delà de 2800 mètres d'altitude. Les premières pentes du mont Blanc se situant vers 3500 mètres, elles se trouvent donc au-delà de la limite de l'étage nival. Le manteau neigeux important et les conditions climatiques extrêmes rendent les conditions de vie des espèces végétales et animales presque impossibles.

 

Pourtant, aux altitudes les plus basses ou dans les creux de falaises abrités, certaines plantes arrivent à subsister comme la renoncule des glaciers que l'on trouve jusqu'à 4 000 mètres. Cependant, la flore se limite essentiellement à des mousses et lichens.

 

Les mammifères ne peuvent pas vivre dans les conditions décrites, contrairement à certaines espèces d'oiseaux : chocards à bec jaune, lagopèdes, accenteurs alpins et autres niverolles alpines.

 

 

  • L'ascension

De nos jours, ce sommet accueille des centaines d'alpinistes par an et est considéré faussement comme une ascension longue mais facile pour peu que l'on soit bien entraîné et habitué à l'altitude. Cette impression est renforcée par le fait que lorsqu'on se trouve à l'aiguille du Midi, par beau temps, le mont Blanc peut paraître comme « une aimable colline enneigée », 1 000 mètres plus haut.

 

 
Cependant, chaque année, le massif du mont Blanc fait de nombreuses victimes (5 à 7 par an rien que par la Voie Royale).

 

C'est une course qui nécessite d'avoir un minimum de connaissances de la haute montagne et qui ne doit pas être faite sans être accompagné par un guide ou pour le moins par une personne compétente, ni sans un équipement adéquat.

Il s'agit d'une course réellement longue qui présente des passages délicats comme le couloir du Goûter avec des chutes de pierres ; de plus, une nuit dans le refuge est une condition minimale pour s'habituer à l'altitude et être moins exposé au redoutable mal aigu des montagnes qui peut entraîner la mort.

L'ascension demande une technique spécifique en alpinisme qu'il ne faut pas négliger : préparation de fond 3 mois avant le départ, usage des crampons et piolet, progression avec encordement, acclimatation à l'altitude.

 Malgré tout cela, 2 000 à 3 000 personnes réussissent l'ascension chaque année.

 

Légendes du Mont Blanc...

Jusqu'au XVIIIe siècle, le mont Blanc était communément appelé la « montagne maudite » — un des sommets du massif, le mont Maudit, conserve cette dénomination.

Selon la légende, en des temps très anciens, le massif était beaucoup plus verdoyant et l'on pouvait y mener faire paître les bêtes — à l'époque romaine, il arrivait que des troupeaux puissent emprunter le col des Géants —, mais les démons des glaces auraient envahi les alpages, repoussant sans cesse leur territoire jusqu'au fond de la vallée...

Au début du XVIIIe siècle, lors du petit âge glaciaire, des processions étaient faites car la mer de Glace s'approchait dangereusement de Chamouny.

 

Toujours selon la légende, un royaume enchanté existait au sommet du mont Blanc, la reine des fées, la « déesse blanche » y demeurait parmi les fleurs dans des prés verdoyants et y filait la trame du destin des habitants de la vallée.

Dans les croyances antiques, les entités divines trônant au sommet des montagnes doivent être respectées et vénérées ; les sommets émettent une sorte de rayonnement, une force surnaturelle, qui guide les hommes à leur insu et dont l'influence peut être bonne ou mauvaise selon les cas.

Avec le christianisme, ces divinités furent désormais présentées comme des êtres invisibles hostiles, empêchant les hommes de déployer leurs activités agricoles ou industrielles et donc assimilables à des démons.

 

Avec le rationalisme de la fin du XVIIIe siècle et le matérialisme triomphant du XIXe siècle, portés par les protestants genevois et anglais, la montagne devait désormais être dominée intellectuellement, en acquérant sur elle des connaissances précises, et physiquement, en la gravissant. Il fallait percer les légendes et en tirer des explications naturelles...

 

 

Histoire contemporaine du Mont Blanc...
  • Le premier accident mortel et la création de la Compagnie des guides

Le premier accident mortel a eu lieu en 1820, lors de la dixième ascension . Cette expédition a été rapportée par Alexandre Dumas qui en a recueilli le récit détaillé auprès du guide Marie Coutet, rescapé de l'expédition: les clients sont le colonel anglais Anderson et le docteur Hamel, météorologue de l'empereur de Russie.

Après deux nuits et une journée passées aux Grands-Mulets, les clients exigent de monter au sommet malgré une météo défavorable et les guides, au nombre de treize, n'osent pas leur refuser.

L'équipée progresse dans de la neige fraîche qui lui monte aux genoux. En fait, comme les alpinistes se suivent les uns derrière les autres, leur sillon coupe la plaque à vent et ils finissent par déclencher une avalanche qui les emporte.

Les trois guides de tête tombent dans une crevasse deux-cents mètres plus bas et, ensevelis, ils ne peuvent être sauvés. Leurs restes sont retrouvés en 1861, encore bien conservés, au bas du glacier des Bossons.

 

Toutefois, la peine et la consternation poussent les guides à s'unir l'année suivant le drame. Le 9 mai 1823, un manifeste de la chambre des députés de Turin, approuvé par Charles-Félix de Savoie, rend officielle la création de la Compagnie des guides de Chamonix.

Les articles prévoient que le voyageur est conduit sur les montagnes par des guides de première classe qui ont l'expérience et le contact nécessaires. La seconde classe est constituée par des guides de moindre expérience qui travaillent surtout comme porteurs ; enfin une troisième catégorie, celle des aspirants-guides apprenant le métier.

 

Aujourd'hui, la Compagnie compte plus de 150 membres professionnels, guides et accompagnateurs.

 

 

Quelques exploits sur le Mont Blanc...

Quelques dates ont marqué la conquête du mont Blanc :

  • Le 8 août 1786, Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard réalisent la première ascension du mont Blanc.
  • Le 14 juillet 1808, la chamoniarde Marie Paradis est la première femme au sommet du mont Blanc.
  • Le 3 septembre 1838, Henriette d'Angeville est la deuxième femme au sommet, mais la première l'ayant gravi par ses propres moyens.
  • La 31 janvier 1876, la première ascension hivernale est effectuée par l'anglaise Isabella Stratton.
  • Le 11 février 1914, Agénor Parmelin est le premier aviateur à survoler le massif.
  • En février 1929, Marguette Bouvier effectue la première descente à skis par -40°C, avec le guide Armand Charlet.
  • Le 23 juin 1960, l'aviateur Henri Giraud se pose sur le sommet du mont Blanc sur un « terrain » de 30 mètres de long.
  • En 1972, Morand parcourt la distance entre le refuge du Goûter et le sommet en moto.
  • Le 24 juin 1973, Sylvain Saudan effectue la première descente à ski de la face sud-ouest.
  • Le 1er juillet 1986, Dominique Jacquet et Jean-Pascal Oron atterrissent en parachute sur le sommet après un larguage à 6 500 mètres établissant ainsi le premier record mondial.
  • Le 21 juillet 1990, le Suisse Pierre-André Gobet réalise l'ascension au départ de Chamonix-Mont-Blanc en 5h10'14 aller-retour.
  • Le 13 août 2003 à 13h30, sept parapentistes français ont réalisé une première en se posant au sommet du mont Blanc : cinq d'entre eux étaient partis de Planpraz à 1 900 mètres d'altitude, de l'autre côté de la vallée de Chamonix, un autre était parti de Rochebrune à Megève et le dernier de Samoëns. Ils ont profité de conditions climatiques dues à la canicule qui leur ont permis de réaliser leur exploit en passant par l'aiguille du Tricot (3 600 mètres), puis profitant de thermiques exceptionnels de monter jusqu'à 5 200 mètres.

 

Environnement du Mont Blanc
  • Protection du mont Blanc

Le site du massif du Mont-Blanc fait l'objet d'un projet de classement au patrimoine mondial de l'Unesco en tant que « site exceptionnel unique au monde », et en tant que haut lieu culturel, lieu de naissance et symbole de l'alpinisme. Ce projet n'est pas partagé par tous et devrait faire l'objet de demandes conjointes des trois gouvernements français, italien et suisse.

 

Mais le mont Blanc est l'un des sites touristiques les plus visités de la planète et de ce fait il est en danger. L'association Pro-mont Blanc a édité en 2002 le livre Le versant noir du mont Blanc qui expose les problèmes actuels et futurs qui se posent pour conserver le site en l'état.

Le seuil de surfréquentation du mont Blanc est atteint, avec 300 à 400 départs par jour en été.

Lors du sommet du Conseil national de la montagne qui s'est tenu à Sallanches, fin août 2006, il a été estimé que 25 000 à 30 000 personnes se sont lancées en 2005 à la conquête du mont Blanc.

Avec l'ouverture des nouveaux marchés (Russie, Chine, Inde), ce sont 50 000 à 100 000 personnes qui pourraient demain tenter l'aventure, le chiffre de 200 000 ayant même été avancé.

Ces perspectives sont cauchemardesques pour les défenseurs du site et pour certains responsables politiques de la vallée, comme le maire de Saint-Gervais-les-Bains, commune sur laquelle se situe le mont Blanc.

Lors de l'été 2003, avec la sécheresse et une fréquentation accrue du site, plusieurs dizaines de tonnes de détritus et déchets divers ont été laissées par les alpinistes qui campaient dans le secteur du refuge du Goûter...

 

Economie du Mont Blanc...

Le tourisme engendré par l'afflux d'alpinistes, malgré les problèmes liés à la surfréquentation, apporte des retombées économiques directes à la région, qui compensent les frais d'entretien des installations (refuges, etc.) et de sauvetages d'urgences.

Différentes formules permettent de faire l'ascension du mont Blanc avec ou sans stage d'acclimatation à l'altitude.

La Compagnie des guides de Chamonix propose l'ascension simple sur deux jours pour un tarif de 730 euros par personne (été 2007), mais ne compte pas les frais supplémentaires (remontées mécaniques, demi-pension en refuge, etc.).

La Compagnie des Guides réalise un chiffre d'affaires de 2,8 millions d'euros (dont 2,5 millions grâce à la Compagnie des Guides-Voyages), correspondant à 8 000 journées de travail.

 

Les activités de la Compagnie du Mont-Blanc s'étendent sur tout le massif mais sont révélatrices du sommet. Elle a été créée en 2000 pour regrouper les domaines skiables des différentes sociétés de la vallée de Chamonix et fusionner toutes les remontées mécaniques des environs.

Elle emploie 215 personnes (jusqu'à 260 avec les saisonniers). Ses activités vont du magasin de souvenirs à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables en passant par l’exploitation de restaurants. Son chiffre d'affaire 2004 est de 54,5 millions d'euros.

 

La montagne apporte également des retombées économiques indirectes, avec une dynamisation de la région, par exemple avec l'installation de nombreuses entreprises liées aux sports d'hiver dans la vallée de Chamonix et le doublement du nombre de marques et enseignes...

 

 

 
En savoir plus...
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  • Office de Tourisme de Saint-Gervais-Mont-Blanc

25 rue du Mont Blanc

74170 Saint Gervais les Bains

Tél.: 04 50 47 76 08 

Mail : welcome@st-gervais.net

Site : www.st-gervais.net

 

 

  • Office de Tourisme de Chamonix Mont-Blanc

85, place du Triangle de l'Amitié

BP 25

74400 Chamonix Mont-Blanc

Ouvert tous les jours de 09h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00, sauf les dimanche après-midi.

Tel.: +33 450 53 00 24
Fax : +33 450 53 58 90

Mail: info@chamonix.com

Site : www.chamonix.com

 

 

  • Compagnie du Mont-Blanc

35, place de la Mer de glace

74400 Chamonix

Ouvert tous les jours (8h à 18h en saison et 8h30 à 17h hors saison)

Tel : +33 (0)4 50 53 22 75

Site : www.compagniedumontblanc.fr

 
 
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